•14 novembre, 2009 • Laisser un commentaire

“Pesez bien cela, cher monsieur : je vivais impunément. Je n’étais concerné par aucun jugement, je ne me trouvais pas sur la scène du tribunal, mais quelque part, dans les cintres, comme ces dieux que, de temps en temps, on descend, au moyen d’une machine, pour transfigurer l’action et lui donner son sens”. Albert CAMUS, La chute (1956).

Feu onyx

Chute en l’âme air 008

        

         

Ethéré à l’altier où pur sang arabe

Centaure au divan sa constellation

Des sabots noirs la divine radieuse

Qu’en ciel toile dimension l’infini

 

Dérive échevelée le crin du songe

Par illuminations des transes aires

Des velours écume suave et douce

Où vent portée au col tresse filant

 

O mer des os l’aile épinière en nef

Se miel à l’ambre or de l’élégance

Que s’insuffle au vineux des corps

L’élan présent en l’affable passion

 

Par verre de l’ivresse souffle libre

Au vain le roman corsaire d’encre

Se narre sans juger par l’humanité

En vies sa beauté par lampées bues.

 

 

 

Le 14 Novembre 2009,

 

Alain Gojosso

•1 novembre, 2009 • Laisser un commentaire

“Selon moi, on ne méditait pas dans les caves ou les cellules des prisons (à moins qu’elles ne fussent situées dans une tour, avec une vue étendue); on y moisissait.” Albert CAMUS, La chute (1956).

 

Vue de l’esprit

Chute en l’âme air 007

 

 

 

 

 

Belvédère à sang des lumières

Pour vue des altérités à prendre

La nécessité d’une domination

Le coupable jugé de sa hauteur

 

 

 

Solitude en nacelle du délestage

Par la flamme en l’air du souffle

Plane essor le cachot embrassé

Du barreau où d’envol se plaide

 

 

 

Le verbe à clamer de ses riches

Conjugaisons qu’en sexe l’âme

Nue des désirs imprime au temps

L’amour en poumon des chairs

 

 

 

Méditation se respire sur l’autel

L’azur des braises où par l’orbe

De flux mouvant échangés se lie

Incessant l’infini au fini du vent.

 

 

 

 

Le 01 Novembre 2009,

 

 

Alain Gojosso

•6 octobre, 2009 • Un commentaire

“Mon mérite était nul : l’avidité qui, dans notre société, tient lieu d’ambition, m’a toujours fait rire. Je visais plus haut” Albert CAMUS, La chute (1956).

 

Hâle en ramures

Chute en l’âme air 006

 

 

 

 

Ode aux larmes d’une

Epique

Sensible

Qu’infiltre continuel

Les infinis de l’espace embrase sans fin

Lyre en dicible

 

Là digitale formation

Tâtonne

En vue du sang et bat

Qui

Dialogue en langues

Par une parole aux temps

 

En vie je jure

A croire

Par ce vide épars qui me ruisselle

Mon agonie

D’une mesure à portée

Le chant du cygne

 

Eau de cime

En porte agora

Par azur

D’un être à être au sentir

L’altérité

D’un commun à valoir

 

Au tu de l’errance

En sable

La fuite sinon qu’en immaculés

Draps

Ses blancs quantiques

Sur divan serpentant à contredire

 

L’union avoue l’art

Au sémaphore

Le vent

De ses cerceaux rimés

Par ramures tendues

Du rêve pour unique révélation.

 

 

Le 06 Octobre 2009,

 

 

Alain Gojosso

•23 septembre, 2009 • Laisser un commentaire

“L’exactitude dans les choses de l’argent m’assommait et je m’y prêtais avec mauvaise humeur. Il me fallait être maître de mes libéralités.”Albert CAMUS, La chute (1956).

 

Leurre en l’indélébile

Chute en l’âme air 005

 

 

 

 

Assomme qu’au trébuchant

Le chiffre

Comptable au papier

L’empreinte

 

Ephémère s’encre

Le rénale

A ces sens

Aiguisés

 

De l’instant

                  Oubli

Juste

L’écoulement

 

                                  Où volutes tu

                          Oses

                            Au Je

                                               D’un nous qui se navigue.

 

 

 

 

 

 

Le 23 Septembre 2009,

 

 

Alain Gojosso

•9 septembre, 2009 • Laisser un commentaire

“J’avais même un tel plaisir à donner que je détestais y être obligé” Albert CAMUS, La chute (1956).

 

Contre don en silence

Chute en l’âme air 003

 

 

 

 

 

Plane addiction en cet indicible

Que la paume d’interrogations

Ebranlent les flux quand serrée

Une poignée de mains s’agitent

 

 

Vouvoie d’altérités l’évidence

Au corps vu ce commun épié

Objet des spéculations denses

Sa matière à pouvoir incriminer

 

 

Théâtre l’échappée de l’illusion

En l’immaculée de l’innocence

A croire ce masque infrangible

Qu’en sang blanc de compromis

 

 

Voix se joue le devoir assumé

Par différence rimée à l’envol

Du formel qui d’indépendance

Ne sait plus aimer qu’en air.

 

 

 

Le 08 Septembre 2009,

 

 

Alain Gojosso

•29 août, 2009 • Laisser un commentaire

“Quand on n’a pas de caractère, il faut bien se donner une méthode” Albert CAMUS, La chute (1956).

 

Obsession d’un pas vide

Chute en l’âme air 003

 

 

 

 

Au sociable condition

Humain

Qu’en désir meut l’animal

D’une civilité

Des forts crénelés

En mont défense replie

 

 

Violence

Est être

Qu’happant la promesse

De mots

Temps attendus

De la tension naît

 

 

Succombe qu’en l’arme ?

Où survie le contredit

Au silence blessant

Sang l’orgueil

De croire

Enfin du tangible

 

 

Palpe à l’illusion

D’un ordre

Donné

A soumettre pour

Sens

Punissant…ce tortueux.

 

 

 

 

Le 29 Août 2009,

 

 

Alain Gojosso

•15 août, 2009 • Un commentaire

“Nous ne sommes qu’à peu près en toutes choses”. Albert CAMUS, La chute (1956).

 

Un comme pour mesure

Chute en l’âme air 002

 

 

 

Au safran des brûlures qu’en gel

Se mire

Les rayons

Transperçant en

L’immaculée de l’horizon

Inexorable

 

 

Flamme où cave

Erre allant

Nuit

Est clair l’ombre par les murs

Polis

Au pictural des membres

 

 

Chasse en traces

L’énigme

Où courent

Les conjectures à la

Veillée

D’yeux affamés d’éblouissant

 

 

Des sens demeurent une

L’échappée

Qu’en a

Corps de l’être

Cette entaille

Qui écoule alanguissant

 

 

Nos vies.

 

 

 

Le 15 Août 2009,

 

 

 

Alain Gojosso

•2 août, 2009 • Laisser un commentaire

“Voulez-vous d’une vie propre ? Comme tout le monde ? “Vous dites oui, naturellement. Comment dire non ? “D’accord. On va vous nettoyer. Voilà un métier, une famille, des loisirs organisés.” Albert CAMUS, La chute (1956).

 

Sans à l’endurance
Chute en l’âme air 001

 

 

 

Pulsar en l’écho du

Silence

Par l’errance

Déchéances répétées

A l’œil

Rétinien

Des vives rémanences

Eau

Silence.

 

 

Traversin en tête

L’or est silence

Où bruit

Des souffrances communiées

S’expurgent en vin

D’artères

Les voix sans issues

Du silence.

 

 

Débris en voie

Silence

La mesure portée de

L’impuissance invétérée

A l’épinière

Des sémaphores

Alertes

Qu’écarlate le large

Silence.

 

 

Runes aux ruines licencieux

Des silences

D’une fausse

S’abyme la collusion

Où nadir

Se drape antique

Et prix

Pour un silence.

 

Délivre au conforme

Du silence

Les cellules à l’amende

L’union unie

Du rang

Uniforme

Qui triangle

Notre silence.

 

 

Se lave au vol quand

Silence

Acheté des jetées

En voile

Se délie l’assurance

Entité anonyme qui

Pourvoie

En fin au silence.

 

 

A l’anonymat garantie

Du silence

Que l’ordre tracé

Des limites

Visibles l’aisée

Vers l’éperdu

Au vent dû

A ce silence.

 

 

Que la bière coule

Silencieuse

En mousse immaculée

Se fond inconnu

Et mort

Fond l’invisible

En terre

Mon silence.

 

 

 

Le 02 août 2009,

 

 

Alain Gojosso