“Pesez bien cela, cher monsieur : je vivais impunément. Je n’étais concerné par aucun jugement, je ne me trouvais pas sur la scène du tribunal, mais quelque part, dans les cintres, comme ces dieux que, de temps en temps, on descend, au moyen d’une machine, pour transfigurer l’action et lui donner son sens”. Albert CAMUS, La chute (1956).
Feu onyx
Chute en l’âme air 008
Ethéré à l’altier où pur sang arabe
Centaure au divan sa constellation
Des sabots noirs la divine radieuse
Qu’en ciel toile dimension l’infini
Dérive échevelée le crin du songe
Par illuminations des transes aires
Des velours écume suave et douce
Où vent portée au col tresse filant
O mer des os l’aile épinière en nef
Se miel à l’ambre or de l’élégance
Que s’insuffle au vineux des corps
L’élan présent en l’affable passion
Par verre de l’ivresse souffle libre
Au vain le roman corsaire d’encre
Se narre sans juger par l’humanité
En vies sa beauté par lampées bues.
Le 14 Novembre 2009,
Alain Gojosso
