•11 janvier, 2012 • Laisser un commentaire

“Ne sommes-nous pas tous semblables, parlant sans trêve et à personne, confronté toujours aux mêmes questions bien que nous connaissions d’avance les réponses ?” Albert Camus. La chute, 1956.

 

Soliloque

Chute en l’âme air 068

 

 

 

Agora où dédalle d’abyssal un fini tu

S’écrie de chaire en chair à mots

De silence nos solitudes conversant

D’entendre en voix d’ange murmures

 

Armure

 

Que rament eau nefs des toiles vaines

Sur ce drap immaculé à vide d’oubli

L’horizon en mire par même éperdu

A noyer son chagrin au reflet mouvant

 

L’émouvant !

 

Palment aux dits courants d’éphémère

A sourde par vague à cet inexorable

Téméraires empreintes inlassables

D’espoir à croire par coeur monument

 

- Monument -

 

Se cathédrale roide par axones à vifs

Vitreux des meurtrières le diapre

Qu’en foison d’aimant se poursuive

Sang des cris chorale son chant à lier

 

En corps…

 

 

 

 

Le 10 Janvier 2012,

 

 

Alain Gojosso

•28 décembre, 2011 • Laisser un commentaire

“Que faire pour être un autre ? Impossible” Albert Camus. La chute, 1956

 

S’exégèse

Chute en l’âme air 067

 

 

 

Déploiement à ventiler par l’étang son mouvant

Essor polysémique qui corolle accord d’éclos

D’onde vibratile la colonne de l’abyssal rubis

Ecarlate en foison de voix l’outre ombre en sens

 

 

Est mire d’horizon zénith à lit de toucher la peau

Que drap au ça plaine torrentiel le tempo floral

Mélodie ses mots le plaidoyer qu’en cet incessant

Bouquet d’artefact à clamer aux laideurs la beauté

 

 

Sémaphore à fard de théâtre le velours qu’en été

A mort d’éphémère l’étoile qui se firmament

De briller de mille nuits des sentiments au jour

Qu’être émoi vibré par l’autre de concert à prendre

 

 

Poésie aillant d’encens mystique d’yeux la transe

Vif vent là qu’en épris de ton seul synonyme

Par l’âme percussion rythmée où fronde est son

Que lave effusion se volcan des songes à lyre réel.

 

 

 

 

 

Le 27 Décembre 2011,

 

 

Alain Gojosso

•11 décembre, 2011 • Laisser un commentaire

“Parfois, de loin en loin, quand la nuit est vraiment belle, j’entends un rire lointain, je doute à nouveau. Mais, vite, j’accable toutes choses, créatures et création, sous le poids de ma propre infirmité, et me voilà requinqué.”Albert Camus. La chute, 1956

 

 

Des errances

Chute en l’âme air 066

 

 

 

Nocturne refrain en blanche clarté flaveur

Des corolles hâle les sens à l’effrénée rime

Au dé qu’orbe rubicond des mires alunies

Par l’âme air éprise de feu quand des froids

 

 

Essence d’immolation au mobile suspendu

De tutoyer ce silence d’intenable certitude

Qu’en promesse d’une rémanence folle

Se conjure à malle d’ode aimant d’un serti

 

 

Annulaire le brasier qu’éprouver en l’essor

S’y lame étincelant le limpide où diamant

Musarde à vanité des voluptés à prendre

Ronde à corps de chant d’ailes le bel Icare

 

 

S’indolence des monts à cime de mélodies

Le vol même éphémère de brûler entier

En courant d’ombre éclat au seul présent

De rendre larmes aux affres de nos laideurs.

 

 

 

Le 11 Décembre 2011,

 

 

Alain Gojosso

•25 novembre, 2011 • Laisser un commentaire

« L’essentiel est de pouvoir tout se permettre, quitte à professer de temps en temps, à grands cris, sa propre indignité » Albert Camus. La chute, 1956

 

 

Ame y malle I (Triptyque – Premier volet)

Chute en l’âme air 065

 

 

 

Perdu en éperdu haut d’éther de parvis qu’esquisse par vide sève à nuit aux vertiges son or en lames griffant l’obscur où sein vent sur bougeoir de vacillement qu’en infini ce temps mesuré en rythme effréné qui pulsations d’ivoire l’arabesque de se tapir en corps et lyre de miroir lucioles en tête la voûte écervelée de toile à soie ses cheminements incessants, espace vertébrale ruche à l’âtre le bouillonnement d’yeux du quantique où baldaquin oreiller de verbe la litanie inexorable d’appartenir qu’en désir sinon que se fruit de l’échappée versatile d’un uni à croire.

 

 

Flotte nuptiale de l’émergée conscience du prétendu à prendre pour l’avant d’émoi l’inéluctable contredisant de bons sentiments s’armada à narrer de cordes l’abyme qu’en rampe affres ses feux incendiaires par la mer d’un sans pour horizon épousant à perpendiculaire d’un transe aveugle qui soi m’aime à déverser ça chose au blanc d’un revers qu’azur de représentation les sens à sa terre de racines pour temps réel qui toujours s’excroissance en demeure de poursuivre le rhizome qu’en fougères de plaidoyer ombrelles la couverture.

 

 

Pellicule défilant qu’argentine limpide oubli en la prise du courant ce fleuve à flot de serpentement ses signifiants à dire qu’en zénith leur fin pupitre alors en chair le sujet par l’objet qu’en temps suspendu de l’artefact d’un possible en la cognition seulement possible du vœu éternel d’une éternité un faux mystique à communiquer sinon qu’à l’humain de l’humain à ne pas dire aux signifiés de l’autel leur sentence commune se bière à l’hier sans présent de néant lumineux le semblant qui s’avoue nihilisme cynique en prise par l’aimant songe aussi en continuant de conjuguer malgré son lui au Je.

 

 

 

 

Le 24 Novembre 2011,

 

 

Alain Gojosso

•7 novembre, 2011 • Laisser un commentaire

“Plus je m’accuse, plus j’ai le droit de vous juger. Mieux, je vous provoque à vous juger vous-mêmes, ce qui me soulage d’autant.” Albert Camus. La chute, 1956
 

Immunitaire

Chute en l’âme air 064

 

 

 

 

Brassée qu’ambre l’être à voir de cime erre

Où canopée l’essence ramifiant qu’en veine

Sa narrative éperdue du sanglot à ce naître

Par l’amer du cinglant feu un juste d’espoir

 

En temps

 

S’âme à dire frisson vert d’imparfait verbe

Conjuguant de seule tentative un commun

Pour palabre à pierre d’entaille qui décent

S’attitude d’écouler son sang sous les mots

 

Où temps

 

Que clame or en silence de voix bruissante

A meute d’ailes par vent caressant de désir

La collusion devinée qu’enjeu anime à taire

Sur l’autel de la croyance que poursuivre

 

Par temps

 

S’arc à corde de flambeau le masque à bois

Qu’au théâtre où rideaux l’écarlate vérité

Notre fleuve à mime biaisé qui se roman

Alors de délier partiellement ce rouge ému

 

Un temps.

 

 

 

Le 06 Novembre 2011,

 

 

Alain Gojosso

•20 octobre, 2011 • 2 Commentaires

“Avec cela, je fabrique un portrait qui est celui de tous et celui de personne.” Albert Camus. La chute, 1956

 

 

Âme nue lys…

Chute en l’âme air 063

 

 

 

 

Dévorant à feu de langue l’ode œil à l’âme

Par songes que vif vent des échos fondus

Affectif fredonne qu’en âtre où réfractaire

Se farde d’eau lisse son manteau de miroir

 

 

Qu’imbrique tégument à seule dépendance

Le commun à cheminer au narratif sable

S’entier dérive à tendre coulisse de paraître

Sang d’être au paradoxal du même avoir

 

 

Pourvu que flamboie juste ce deviné saoul

Complice à prendre témoin des paumes

Le passage éphémère ensemble qui monde

D’ironie l’allant souple de nos dépouilles

 

 

D’un vers qui trinque au lendemain encore

Cette aube promise sur le nocturne encens

D’un bougeoir à fronts heureux de refaire

Qu’en cale à croire la ronde de nos ombres.

 

 

 

Le 20 octobre 2011,

 

 

Alain Gojosso

•6 octobre, 2011 • Laisser un commentaire

“Puisqu’on ne pouvait condamner les autres sans aussitôt se juger, il fallait s’accabler soi-même pour avoir le droit de juger les autres.” Albert Camus. La chute, 1956.

 

 

Paradigme

Chute en l’âme air 062

 

 

 

 

 

Mors qu’en oeillère calèche aux pavés

De voie à ce semblable qui m’emporte

Poudre aux yeux son fard en paupières

D’illumination au Je d’une conscience

 

 

Tissu de néant sa contagion à ce même

Autre qui feu de multiple la mimétique

D’étrier en éperon sa blessure continue

Purulant en promis de la plaie tarissant

 

 

S’effusion d’autel les mots tus témoins

D’indicible s’équestre au manège rond

L’ivre farandole d’une mystique à crin

Qu’en peau nous arnachons au reconnu

 

 

De rênes à champ d’enclos au jugement

De seul confondu possible d’être pareil

Où dément songe pour allant des talons

Décelés sellent âmes à croire seulement.

 

 

 

Le 06 Octobre 2011,

 

 

Alain Gojosso

•8 septembre, 2011 • Laisser un commentaire

« Tous réunis, enfin, mais à genoux, et la tête courbée ». Albert Camus. La chute, 1956.

 

 

Préfixe

Chute en l’âme air 061

 

Qu’ambre d’épi cime la floraison d’une folie

En cet azur intangible de sombrer de silence

Par même au céleste l’eau d’yeux déversant

L’impassible agitation de poursuivre encore

 

 

Que mur à mur murmure lierre de notre ire

L’impavide qui drape peau de sang écarlate

L’aveu des tensions à désirer l’avoir sans fin

 

 

Champ s’être d’accent ses pierres en gorge

De voix le ruissellement d’écouler le dessein

Au parfait de l’ample loi qui d’âmes exhorte

A s’ourler aux vagues inexorables du levant

 

 

Aime mouvant en portée laissée de nos vies

L’éclosion des encres labiales tentaculaires

Qu’en concert florent les sens à ce reconnu.

 

 

 

Le 08 septembre 2011,

 

 

Alain Gojosso

•19 août, 2011 • Laisser un commentaire

“Quand nous serons tous coupables, ce sera la démocratie. Sans compter, cher ami, qu’il faut se venger de devoir mourir seul. La mort est solitaire tandis que la servitude est collective.”Albert Camus. La chute, 1956.

 

 

 

Sentencieux

Chute en l’âme air 060

 

 

 

Opale voile placentaire par l’antre de terre qui en voûte

Cinéma de mouvant l’air au prisme de prestidigitations

Qu’en corps scelle par l’éther de nos yeux la rémanence

 

 

Sinon qu’en âme sans où taire fronde un tenté à ce désir

 

 

Semblable élan semble d’une seule et même soumission

Tacite qu’en ferveur à croire s’ignition enfin de commun

A notre visuelle dépendance par flambeau sous cet éther

 

 

Sinon qu’en âme sans où taire fronde un tenté à ce désir

 

 

Rouge est le drapé des sangs qui torche oblongue se vers

D’incandescence au fanal allant d’un impossible pouvoir

De juger l’autre sans se juger soi au Je des coquelicots

 

 

Sinon qu’en âme sans où taire fronde un tenté à ce désir

 

 

Va ode aimant par l’amour qui d’encens l’anguille mots

D’arabesque désert à dunes de vent tournoyant le kief

A fable partagé d’or riant qui flûte l’enfanté à composer.

 

 

 

 

Le 19 août 2011,

 

 

Alain Gojosso.

•3 août, 2011 • 2 Commentaires

Mais sur les ponts de Paris, j’ai appris moi aussi que j’avais peur de la liberté. Vive donc le maître, quel qu’il soit, pour remplacer la loi du ciel”. Albert Camus. La chute, 1956.

 

 

Aux ordres et cætera…

Chute en l’âme air 059

 

 

 

Des sens en sens est cri par coraux d’os

A meute d’un même ivoire qu’en croix

Bannière de sang blanc du drap qui noir

Flotte par nef perdue en lame amertume

 

Son signifiant

Enfant

Avide

De liberté

 

Au sang de saborde l’océan de solitudes

Un pluriel en temps qui lacère incessant

Fluvial son courant d’abyme d’emporter

D’inexorable jusqu’à l’illusion d’ancre

 

Au loin tain

Décent

Qu’un Styx

En corps se veine

 

D’avatar les terres en l’arme mure l’œil

Canopée de manteau du sanglot au bois

En l’ombre alors adulée qui se murmure

Par écho miré de semblant à l’ensemble

 

Parle amont

De chute

En cet aval

Que voie fonde

 

D’arborescence oubli impassible à flux

Juste l’une recouvrée au pair pansant

D’un mammaire par corps don de l’être

Qui s’adonne enfin librement à l’ordre.

 

 

 

Le 03 Août 2011,

 

 

Alain Gojosso

 
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