“Parfois, de loin en loin, quand la nuit est vraiment belle, j’entends un rire lointain, je doute à nouveau. Mais, vite, j’accable toutes choses, créatures et création, sous le poids de ma propre infirmité, et me voilà requinqué.”Albert Camus. La chute, 1956
Des errances
Chute en l’âme air 066
Nocturne refrain en blanche clarté flaveur
Des corolles hâle les sens à l’effrénée rime
Au dé qu’orbe rubicond des mires alunies
Par l’âme air éprise de feu quand des froids
Essence d’immolation au mobile suspendu
De tutoyer ce silence d’intenable certitude
Qu’en promesse d’une rémanence folle
Se conjure à malle d’ode aimant d’un serti
Annulaire le brasier qu’éprouver en l’essor
S’y lame étincelant le limpide où diamant
Musarde à vanité des voluptés à prendre
Ronde à corps de chant d’ailes le bel Icare
S’indolence des monts à cime de mélodies
Le vol même éphémère de brûler entier
En courant d’ombre éclat au seul présent
De rendre larmes aux affres de nos laideurs.
Le 11 Décembre 2011,
Alain Gojosso
